2 gîtes ruraux réhabilités dans une métairie du 18e siècle

Les gîtes ruraux du Relay de la Source sont nés de la rénovation d’une ferme de caractère. Sur les 20 hectares d’origine, le domaine a conservé 2 hectares disposés autour d’un bâti typique, témoin vivant de l’ancienne activité agricole.

Le bâti d’antan avant la transformation en gîtes ruraux

Vantaux de l'ancienne bergerieIl était une fois une Bergerie, devenue gîte rural

La construction du gîte suit la plus pure tradition architecturale des granges de Vendée : un corps central (nef) de 6m de haut, flanqué de 2 bas-côtés.

Le salon-séjour a longtemps servi de bergerie. A l’extérieur, côté fenêtre, on peut encore voir les gonds des anciens vantaux du portail.

La cuisine, elle, prend ses quartiers dans un des 2 bas-côtés. Autrefois, cet espace était le royaume des poules : de cet ancien poulailler, il reste une trace des 3 anciens pondoirs, aujourd’hui réhabilités en niches décoratives.

 

Pour la petite anecdote, l’architecture extérieure du gîte se pare de quelques éléments décoratifs en brique rouge.

Entourage fenêtre en brique selon la mode clissonnaise

Application d’huile de lin pour protéger naturellement la brique

La mode « clissonnaise » est passée par là ! Directement inspirée des cités toscanes, elle s’est développée à Clisson puis a conquis les territoires alentours : le vignoble nantais et le bocage vendéen.

-> Voir la bergerie, gite de charme 5 personnes

Le gîte Cosy, ouvert sur la nature

Terrasse ombragée grâce au mirabellier et au noyerLe gîte est adossé à la plus ancienne construction de la métairie, qu’on date approximativement de 1740. A l’origine, la maison d’habitation des fermiers donnait sur la cour, tandis que la cave / atelier s’ouvrait sur la campagne. Cette configuration est restée actuelle, le gîte a pris la place de la cave mais a gardé le charme de sa situation en contrebas du terrain, avec sa terrasse entourée de murets de pierres ocres.

Cette ancienne fonction de cave /atelier a été d’une grande inspiration pour la déco du gîte. Nous avons privilégié l’emploi du bois et du métal pour le mobilier, dans un style dit « industriel ».

-> Voir le Cosy, gîte rural 2-4 personnes

 

La cour de l’ancienne ferme

La cour est fermée au Nord par la grange agricole, transformée aujourd’hui en garage, sellerie et écurie. Le linteau de bois à 3 m de haut laisse deviner l’ancien emplacement du grand portail.

La cour et la grange écurie à gauche

La cour et la grange écurie à gauche

Charnière de porte monoxyle

Charnière monoxyle

Côte ouest, l’accès à la piscine couverte longe les anciens toits à cochon : ce bâti est typique du bocage vendéen.

Il présente des toitures basses, à 2 pans. Les portes sont particulières : leur charnière bois est monoxyle, elle fait partie de la même pièce de bois que la porte.

A droite des toits, un muret ferme le jardin, il semble être le vestige d’une construction plus importante, un appentis qui aurait abrité un authentique four à pain. On se prend à rêver qu’un jour peut-être on le reconstruira…

La cour intérieure : notre havre de paix

La partie privative est bien séparée des gîtes ruraux pour garantir l’intimité de nos vacanciers. Elle se matérialise par une porte, puis un préau donnant sur une cour. Au fond de la cour, notre maison d’habitation fut autrefois une forge. Le salon a d’ailleurs conservé de très beaux volumes en hauteur : on imagine aisément l’emplacement du soufflet. Au dessus de la cuisine, l’étage a longtemps servi de chambre pour les garçons de ferme.

 

Une rénovation respectueuse du terroir entre bocage et Sud Vendée

Les gîtes ruraux sont situés dans la sinueuse vallée du Lay. En terme de paysage, ils font partie du bocage vendéen : on pourrait donc s’attendre à des constructions en pierre de granite. Il n’en est rien ! La ferme et ses communs ont été élevés en pierre de calcaire : leur couleur ocre lumineuse rappelle d’ailleurs les villages du Sud Vendée.

Pourquoi ne pas avoir utilisé la pierre locale ? L’explication est simple : le calcaire est la pierre locale, il compose le sous-sol du bassin de Chantonnay. Très peu large, cette veine de pierre blanche a permis l’exploitation de la houille et la production de chaux, comme en attestent les anciens fours à 5 kms.

Très passionnés de patrimoine et de rénovation, nous œuvrons dans le respect du caractère local et de l’environnement. Petit à petit, nous débarrassons nos bâtiments de leur sarcophage de ciment ou de béton. Une fois les murs remis à nu, nous appliquons un enduit à la chaux pour protéger et laisser le bâtiment respirer.

Enduit sur le mur en pierre calcaireMaçon en train d'enduire le mur de moellonZoom sur l'enduit frapichement étaléBrossage de l'enduit à la chauxBrosse rotative sur enduit frais
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